Sortie 2018

Le samedi 26 mai 2018

 Un beau soleil a illuminé toute la journée nos visites dans le sud Sarthe

Mai 2018

Cliché André Olivier

Précigné : l’église Saint-Pierre

Elle se compose d’une nef et d’un transept reconstruits en 1842, restaurés après l’incendie de 1900, et d’un chœur carré du XIIIe siècle, clos par un chevet plat percé de quatre longues et étroites fenêtres. Deux fines et hautes colonnes le partagent en deux travées formées chacune de deux voûtes domicales à nervures multiples, d’une grande légèreté, de type gothique angevin. Les quatre clés de voûtes sont sculptées et présentent des personnages en buste dans un médaillon : une Vierge à l’Enfant, un Christ bénissant sur une nuée, un apôtre tenant un livre, et Saint-Pierre.

Mai 2018

Les stalles de la fin du XVe siècle proviennent de l’église de l’abbaye des chanoines Prémontrés du Perray-Neuf.

Mai 2018

Clichés Gérard Blanchard

Après l’incendie de 1900 qui détruisit les verrières, plusieurs ateliers créèrent de nouveaux vitraux.

Mai 2018

cliché Joseph Guilleux

En 1903, un ensemble de cinq verrières, dont deux rappellent la vie de Saint Ménelé, fut fabriqué par Félix Gaudin, verrier parisien. Six autres baies ont reçu des vitraux de Ferdinand Hucher (carmel du Mans) dont deux fabriqués par les associés de l’atelier Jacquier et Maurice Kuchelbecker.

Précigné, la cour et les jardins du manoir de Sourches

En franchissant un châtelet qui a conservé sur sa façade les traces de son pont-levis, on découvre le corps de logis construit vers la fin du XVe siècle.

Mai 2018

Mai 2018

Dans un bâtiment séparé, une cuisine rassemble de très nombreux objets usuels utilisés au cours des derniers siècles.

Mai 2018

 

Les propriétaires ont également aménagé un ensemble de jardins en trois parties : un jardin médiéval, un jardin à la française et tout un espace réservé à de nombreuses variétés de rosiers anciens de grande qualité.

Mai 2018

 Cliché Gérard Blanchard

Mai 2018

 Cliché Gérard Blanchard

Solesmes

Dom Gamelin bibliothécaire de la célèbre abbaye bénédictine a accueilli le groupe pour conter  l’histoire du site et décrire en détail les groupes dits des Saints de Solesmes qui meublent les bras des transepts de l’abbatiale Saint-Pierre. Au fond du bras sud se trouve la mise au tombeau du Christ, dans un enfeu flamboyant qui porte la date de 1496 ; il montre déjà des pilastres aux motifs à candélabres caractéristiques de l’arrivée de la Renaissance italienne.

Solesme

 

Le bras nord dit la belle chapelle contient trois grands ensembles datables du XVIe siècle. Contre le mur est, au sein d’un enfeu à triple arcade, la représentation de la pâmoison de la Vierge occupe le premier niveau. Au niveau supérieur, la Vierge est accompagnée des six vertus. L’ensemble qui orne le mur nord est le plus vaste. En bas se trouve l’enfeu de l’ensevelissement de la Vierge entourée de douze personnages dont Saint Timothée et Saint Denis l’Aréopagite, le tout surmonté de quatre théologiens.

Au-dessus se déroule la glorification de la Vierge.

Solesme

Clichés Martine Leguy

Sur le mur ouest, le dernier ensemble présente, au niveau supérieur, Jésus parmi les docteurs qui sont représentés sous les traits des principaux réformateurs du XVIe siècle.

 

Le 23 juin 2018

découverte du prieuré de Mayanne à Dangeul

Mayanne

cliché Guillaume Épinal

Accueillis par ses propriétaires, M. et Mme Klötgen, nos sociétaires ont visité le prieuré de Mayanne. Cet ensemble a conservé trois corps de bâtiments, dont la construction s’étend depuis le 4e quart du XIe siècle jusqu’au XVIe siècle. Ils ont été classés en totalité « Monument Historique comme un ensemble médiéval exceptionnel ».

Cet ancien prieuré de l’abbaye Saint-Vincent du Mans, fut d’abord une seigneurie laïque qui devint, à la suite d’un don, un centre dépassant le simple fait monacal, puis aussi le siège administratif d’une châtellenie bénédictine dont la propriété s’étalait sur une vingtaine de paroisses.

Mayanne

cliché Martine Leguy

La construction la plus ancienne se compose de l’abside de la chapelle romane, datée de fin XIe ou début  XIIe siècle, qui montre un appareillage en opus spicatum (arête de poisson), et de sa nef ; elles s’appuient sur le logis prieural plus tardif.

Mayanne

cliché Martine Leguy

Le bâtiment a conservé la grande salle de justice, ou aula, à l’étage la salle d’hospitalité ou dortoir, le tout sous une charpente refaite au XVe siècle ; il est un témoignage de l’architecture gothique angevine de l’époque d’Henri II Plantagenêt.

Un logis-halle de 25 m de long, 14 m de hauteur, et 15 m de large, est monté sur de gros poteaux de bois supports de la charpente. Daté des années 1450 par dendrochronologie, il appartient à une structure inédite en l’état actuel des connaissances, qui en fait aujourd’hui le plus ancien exemple daté de ce type de charpente. Ce bâtiment de bois assurait plusieurs fonctions économiques et administratives. Très fragilisé, ce bâti unique a subi en 2013 l’installation d’une charpente en bois destinée à le maintenir en attente d’une restauration totale.